Désolé chers lecteurs de vous délaisser ainsi.
Notre horaire d'été fait en sorte que je suis moins présente sur le net. Ce n'est donc pas par manque d'inspiration ou d'intérêt que j'écris moins de textes.
Nous partons bientôt en vacances, je serai par conséquent encore absente pour quelques temps.
Alors, je vous souhaite un bel été, de beaux moments en famille et des vacances reposantes.
À bientôt!
vendredi 23 juillet 2010
mardi 13 juillet 2010
Petites vacances
Nous sommes de retour d’une longue fin de semaine de quatre jours sur le voilier. Comme cet été je n’ai pas de vacances officielles, nous aurons de petits oasis de quelques jours ici et là.
Donc, nous revenons aujourd’hui d’un petit séjour sur notre voilier. J’avais grandement besoin de ce petit intermède. Au travail, je fais face présentement à de nouveaux défis, passionnants mais stressants. À la maison, je suis en train de redécorer tout le deuxième étage de la maison et ce depuis le printemps. En ce moment, je refais la chambre des maîtres. En famille, nous avons eu très peu de bons moments tous les trois ensembles, depuis le début de l’été. Alors, j’avais très hâte que l’on se retrouve sur le voilier, notre petite bulle familiale.
Durant ces quatre jours, nous avons au des hauts et des bas. Je qualifierais ces petites vacances de montagnes russes.
Il y a eu de très beaux moments en famille, qui me réchauffent le cœur à chaque fois. Petite grenouille grandit et j’adore le voir devenir un grand garçon. Cet été, il a commencé à conduire le dinghy (petit zodiac que nous traînons derrière le voilier pour se déplacer d’un bateau à l’autre ou se rendre à terre lorsque nous sommes à l’encre.). Bien sûr, il le fait sous supervision, avec papa ou maman grenouille à ses côtés. Mais, vous devriez voir la fierté sur son visage, il est si beau. Il est de plus en plus habile dans l’eau. Il saute de la plateforme arrière du voilier, fait le tour du voilier à la nage. Par contre, son grand exploit de l’été est de réussir à pêcher des poissons avec sa canne à pêche sans hameçon. Oui! Oui! Sans hameçon. Comme je trouve trop dangereux qu’il ait un hameçon au bout de sa canne à pêche, je les ai retirés de ses appâts. Je vous explique sa technique de pêche. Petite grenouille attire les poissons avec ses appâts tout près du quai, puis avec un filet à papillon, il les attrape par derrière. Il est futé et rapide!
Malheureusement, il y a aussi eu des moments plus difficiles. Pour la première fois, petite grenouille a manifesté de l’ennui lors des navigations. Jamais, auparavant, il avait exprimé de l’ennui. Habituellement, lors des navigations, il s’occupe dans le voilier, vient participer dehors ou en profite pour faire la sieste. Cette fois-ci, il trouvait le temps long, ne savait pas trop comment s’occuper et passer le temps. Il refusait de venir dans le cockpit pour participer ou simplement observer. Il réclamait que papa grenouille ou moi descendions dans le carré (cabine centrale du voilier) pour jouer avec lui. Çà nous a un peu déstabilisé papa grenouille et moi. Nous avons tenté de s’ajuster, de trouver des compromis, mais la navigation à voile nécessite souvent que l’on soit tout les deux dans le cockpit.
Petite grenouille démontre aussi de l’opposition dernièrement. Il refuse de respecter les consignes, nous défit, nous répond irrespectueusement et ment. Et comme il ne semble pas simple de faire la discipline avec notre petite grenouille, çà occasionne beaucoup de fritions et de mécontentement. Le système de récompenses ne semble pas fonctionner, les conséquences non plus. Nous nous retrouvons donc à bout de ressources. Vivement, le prochain rendez-vous avec le pédopsychiatre de petite grenouille afin de discuter avec lui de cette opposition et de discipline.
Le niveau d’énergie de petite grenouille est toujours à son comble. Il bouge et parle sans cesse. Il est tout simplement étourdissant. Lorsqu’il finit par se taire, il fait des bruits avec sa bouche. J’en viens qu’à rêver au silence. Imaginez tout cela sur un voilier de 29,5 pieds, aucune évasion possible.
Lundi soir, nous étions, avec un voilier ami, au mouillage de la ville de Burlington, au Vermont. Nous décidons en soirée d’aller marcher dans la ville avec les enfants et de s’offrir une crème glacée chez Ben & Jerry’s. Petite grenouille était terriblement turbulent. Il courait partout, n’écoutait aucunes consignes. Même les enfants du couple qui nous accompagnait faisaient des remarques sur le comportement de petite grenouille. Nous avons décidé, papa grenouille et moi, d’écourter notre balade. Nous sommes donc retournés au voilier laissant nos amis poursuivre tranquillement leur parcours.
J’avais tellement de peine. Honte à moi, mais j’étais fâchée contre petite grenouille. Fâchée que notre sortie sois écourtée, mais aussi parce que j’ai toujours l’impression de passer pour une mauvaise mère lorsque çà arrive. Une mère incapable de discipliner et d’éduquer son enfant adéquatement. J’ai l’impression que les gens nous jugent. Puis, une fois la colère dissipée, je me sens coupable. Coupable d’avoir ressentie de la colère mais aussi de la honte. Lorsque petite grenouille agit comme cela en public, j’ai parfois honte de lui. Juste de l’écrire, je me sens coupable. Quelle mère aimante oserait dire cela de son enfant? Il semble bien que moi j’ose. Dans le fond, ce qui me dérange c’est le regard des autres. Pourtant j’y travaille. Je dois arrêter de m’en faire avec l’opinion des autres. Mais ce n’est tellement pas facile.
Finalement, nos quatre jours sur le voilier ont été à l’image de nos journées à la maison. Nous n’avons pas retrouvé la magie que nous retrouvons habituellement sur le bateau. Espérons que ce ne soit que pour cette fois.
Donc, nous revenons aujourd’hui d’un petit séjour sur notre voilier. J’avais grandement besoin de ce petit intermède. Au travail, je fais face présentement à de nouveaux défis, passionnants mais stressants. À la maison, je suis en train de redécorer tout le deuxième étage de la maison et ce depuis le printemps. En ce moment, je refais la chambre des maîtres. En famille, nous avons eu très peu de bons moments tous les trois ensembles, depuis le début de l’été. Alors, j’avais très hâte que l’on se retrouve sur le voilier, notre petite bulle familiale.
Durant ces quatre jours, nous avons au des hauts et des bas. Je qualifierais ces petites vacances de montagnes russes.
Il y a eu de très beaux moments en famille, qui me réchauffent le cœur à chaque fois. Petite grenouille grandit et j’adore le voir devenir un grand garçon. Cet été, il a commencé à conduire le dinghy (petit zodiac que nous traînons derrière le voilier pour se déplacer d’un bateau à l’autre ou se rendre à terre lorsque nous sommes à l’encre.). Bien sûr, il le fait sous supervision, avec papa ou maman grenouille à ses côtés. Mais, vous devriez voir la fierté sur son visage, il est si beau. Il est de plus en plus habile dans l’eau. Il saute de la plateforme arrière du voilier, fait le tour du voilier à la nage. Par contre, son grand exploit de l’été est de réussir à pêcher des poissons avec sa canne à pêche sans hameçon. Oui! Oui! Sans hameçon. Comme je trouve trop dangereux qu’il ait un hameçon au bout de sa canne à pêche, je les ai retirés de ses appâts. Je vous explique sa technique de pêche. Petite grenouille attire les poissons avec ses appâts tout près du quai, puis avec un filet à papillon, il les attrape par derrière. Il est futé et rapide!
Malheureusement, il y a aussi eu des moments plus difficiles. Pour la première fois, petite grenouille a manifesté de l’ennui lors des navigations. Jamais, auparavant, il avait exprimé de l’ennui. Habituellement, lors des navigations, il s’occupe dans le voilier, vient participer dehors ou en profite pour faire la sieste. Cette fois-ci, il trouvait le temps long, ne savait pas trop comment s’occuper et passer le temps. Il refusait de venir dans le cockpit pour participer ou simplement observer. Il réclamait que papa grenouille ou moi descendions dans le carré (cabine centrale du voilier) pour jouer avec lui. Çà nous a un peu déstabilisé papa grenouille et moi. Nous avons tenté de s’ajuster, de trouver des compromis, mais la navigation à voile nécessite souvent que l’on soit tout les deux dans le cockpit.
Petite grenouille démontre aussi de l’opposition dernièrement. Il refuse de respecter les consignes, nous défit, nous répond irrespectueusement et ment. Et comme il ne semble pas simple de faire la discipline avec notre petite grenouille, çà occasionne beaucoup de fritions et de mécontentement. Le système de récompenses ne semble pas fonctionner, les conséquences non plus. Nous nous retrouvons donc à bout de ressources. Vivement, le prochain rendez-vous avec le pédopsychiatre de petite grenouille afin de discuter avec lui de cette opposition et de discipline.
Le niveau d’énergie de petite grenouille est toujours à son comble. Il bouge et parle sans cesse. Il est tout simplement étourdissant. Lorsqu’il finit par se taire, il fait des bruits avec sa bouche. J’en viens qu’à rêver au silence. Imaginez tout cela sur un voilier de 29,5 pieds, aucune évasion possible.
Lundi soir, nous étions, avec un voilier ami, au mouillage de la ville de Burlington, au Vermont. Nous décidons en soirée d’aller marcher dans la ville avec les enfants et de s’offrir une crème glacée chez Ben & Jerry’s. Petite grenouille était terriblement turbulent. Il courait partout, n’écoutait aucunes consignes. Même les enfants du couple qui nous accompagnait faisaient des remarques sur le comportement de petite grenouille. Nous avons décidé, papa grenouille et moi, d’écourter notre balade. Nous sommes donc retournés au voilier laissant nos amis poursuivre tranquillement leur parcours.
J’avais tellement de peine. Honte à moi, mais j’étais fâchée contre petite grenouille. Fâchée que notre sortie sois écourtée, mais aussi parce que j’ai toujours l’impression de passer pour une mauvaise mère lorsque çà arrive. Une mère incapable de discipliner et d’éduquer son enfant adéquatement. J’ai l’impression que les gens nous jugent. Puis, une fois la colère dissipée, je me sens coupable. Coupable d’avoir ressentie de la colère mais aussi de la honte. Lorsque petite grenouille agit comme cela en public, j’ai parfois honte de lui. Juste de l’écrire, je me sens coupable. Quelle mère aimante oserait dire cela de son enfant? Il semble bien que moi j’ose. Dans le fond, ce qui me dérange c’est le regard des autres. Pourtant j’y travaille. Je dois arrêter de m’en faire avec l’opinion des autres. Mais ce n’est tellement pas facile.
Finalement, nos quatre jours sur le voilier ont été à l’image de nos journées à la maison. Nous n’avons pas retrouvé la magie que nous retrouvons habituellement sur le bateau. Espérons que ce ne soit que pour cette fois.
mercredi 7 juillet 2010
Petite grenouille énergique
Lorsque j’ai inscrit petite grenouille au camp de jour, le responsable nous disait que nos enfants allaient être fatigués le soir. C’est un camp de jour sportif, les enfants font du sport toute la journée. Les journées comportent 6 périodes de sports dont du soccer, tennis, escalade, natation, golf, vélo, danse, badminton et bien d’autres. Petite grenouille, étant dans le volet natation, nage 90 minutes tous les matins.
Lors de la soirée d’information, le responsable du camp de jour nous expliquait qu’habituellement, les enfants sont très fatigués le soir. Il suggérait de planifier devoir devancer l’heure du coucher. Donc, je m’attendais à avoir une petite grenouille exténuée le soir. Je me disais que l’on viendrait peut-être à bout de vider la réserve d’énergie de ma petite tornade. Eh bien! Non. Je crois que ce n’est pas demain la veille que l’on verra la batterie de petite grenouille à plat. Il revient du camp de jour et est toujours aussi énergique.
En parlant du camp de jour, hier j’ai retrouvé ma petite grenouille anxieuse en larmes à mon arrivée au camp de jour. J’étais inquiète en le voyant. Je me demandais ce qui s’était passé. Il était si heureux les derniers jours d’aller au camp de jour. Il vient me voir, je le serre dans mes bras. Il pleure tellement que je ne comprends rien à ce qu’il dit. Il a de gros sanglots. Je commence à avoir le cœur gros. Je m’imagine pleins de scénarios. Le responsable du camp de jour nous voit et vient nous rejoindre.
Petite grenouille finit pas se calmer et réussis à nous expliquer ce qui le met dans cet été. Un ami lui aurait expliqué que s’il dormait la fenêtre ouverte ou la porte débarrée, la nuit, des voleurs pourraient venir dans la maison pour le kidnapper. Pauvre petite grenouille, lui qu’un rien rends anxieux. Il n’en fallait pas plus pour lui faire une peur bleue.
J’en ai profité pour revoir avec les lui les règles de sécurité et faire de petits scénarios sociaux. En autre, il ne faut pas croire tout ce que les enfants disent. Si un ami nous fait peur, on peut aller voir un adulte pour lui en parler. Il ne faut pas rester seul avec notre peur.
Cette situation nous a finalement permis d’avoir une belle discussion mère-fils.
Lors de la soirée d’information, le responsable du camp de jour nous expliquait qu’habituellement, les enfants sont très fatigués le soir. Il suggérait de planifier devoir devancer l’heure du coucher. Donc, je m’attendais à avoir une petite grenouille exténuée le soir. Je me disais que l’on viendrait peut-être à bout de vider la réserve d’énergie de ma petite tornade. Eh bien! Non. Je crois que ce n’est pas demain la veille que l’on verra la batterie de petite grenouille à plat. Il revient du camp de jour et est toujours aussi énergique.
En parlant du camp de jour, hier j’ai retrouvé ma petite grenouille anxieuse en larmes à mon arrivée au camp de jour. J’étais inquiète en le voyant. Je me demandais ce qui s’était passé. Il était si heureux les derniers jours d’aller au camp de jour. Il vient me voir, je le serre dans mes bras. Il pleure tellement que je ne comprends rien à ce qu’il dit. Il a de gros sanglots. Je commence à avoir le cœur gros. Je m’imagine pleins de scénarios. Le responsable du camp de jour nous voit et vient nous rejoindre.
Petite grenouille finit pas se calmer et réussis à nous expliquer ce qui le met dans cet été. Un ami lui aurait expliqué que s’il dormait la fenêtre ouverte ou la porte débarrée, la nuit, des voleurs pourraient venir dans la maison pour le kidnapper. Pauvre petite grenouille, lui qu’un rien rends anxieux. Il n’en fallait pas plus pour lui faire une peur bleue.
J’en ai profité pour revoir avec les lui les règles de sécurité et faire de petits scénarios sociaux. En autre, il ne faut pas croire tout ce que les enfants disent. Si un ami nous fait peur, on peut aller voir un adulte pour lui en parler. Il ne faut pas rester seul avec notre peur.
Cette situation nous a finalement permis d’avoir une belle discussion mère-fils.
lundi 5 juillet 2010
Petite grenouille est de retour
Ma petite grenouille est de retour de son expédition de camping. Il est arrivé à la maison les yeux brillants, la peau basanée et la tête remplie de beaux souvenirs! Merci à papi et mamie grenouille de permettre à ma petite grenouille de vivre de si beaux moments avec vous.
Mais, je me suis terriblement ennuyée. J’étais si contente de le retrouver et de pouvoir le serrer dans mes bras. C’est fou comme je l’ai trouvé grand tout d’un coup. Je sais bien qu’il n’a pas pu changer tant que cela en cinq jours, mais je l’ai trouvé grandi. Je pense qu’il est dans une période de croissance au niveau de son développement. Son langage s’affine, il est plus autonome et mature. Je suis si fière du garçon qu’il devient, du chemin qu’il a parcouru. Le fait d’être loin de lui pendant quelques jours m’a permis de voir à quel point il a changé ces derniers temps.
Malgré que je me sois beaucoup ennuyée, ce petit répit m’a fait un grand bien. Nous en avons profité, papa grenouille et moi pour faire des activités ensemble et avec des amis. Nous sommes allés au cinéma, au restaurant, nous avons reçu des amis à souper, avons été invités chez un cousin. Papa grenouille s’est même accordé une journée de gars dans la bouette en vtt. Habituellement, lorsque nous avons un répit, nous ne restons pas à la maison. Cette fois-ci, à cause de mon travail, nous avons dû demeurer à la maison. Au début, j’en étais déçue. J’aurais préféré pouvoir aller au voilier en amoureux. Mais finalement, je suis bien contente. Être à la maison, pouvoir sortir le soir sans se soucier de trouver une gardienne, aller travailler sans courir pour aller reconduire ou chercher petite grenouille au camp de jour, pouvoir se lever plus tard le matin fut très agréable. Nous avons retrouvé, le temps de quelques jours, la vie que nous avions avant d’être parents.
Mais là, j’ai hâte à la fin de semaine. Nous partons cinq jours en famille sur le voilier. Maintenant que je suis ressourcée, j’ai hâte de passer du temps en famille, juste nous trois ensemble.
Mais, je me suis terriblement ennuyée. J’étais si contente de le retrouver et de pouvoir le serrer dans mes bras. C’est fou comme je l’ai trouvé grand tout d’un coup. Je sais bien qu’il n’a pas pu changer tant que cela en cinq jours, mais je l’ai trouvé grandi. Je pense qu’il est dans une période de croissance au niveau de son développement. Son langage s’affine, il est plus autonome et mature. Je suis si fière du garçon qu’il devient, du chemin qu’il a parcouru. Le fait d’être loin de lui pendant quelques jours m’a permis de voir à quel point il a changé ces derniers temps.
Malgré que je me sois beaucoup ennuyée, ce petit répit m’a fait un grand bien. Nous en avons profité, papa grenouille et moi pour faire des activités ensemble et avec des amis. Nous sommes allés au cinéma, au restaurant, nous avons reçu des amis à souper, avons été invités chez un cousin. Papa grenouille s’est même accordé une journée de gars dans la bouette en vtt. Habituellement, lorsque nous avons un répit, nous ne restons pas à la maison. Cette fois-ci, à cause de mon travail, nous avons dû demeurer à la maison. Au début, j’en étais déçue. J’aurais préféré pouvoir aller au voilier en amoureux. Mais finalement, je suis bien contente. Être à la maison, pouvoir sortir le soir sans se soucier de trouver une gardienne, aller travailler sans courir pour aller reconduire ou chercher petite grenouille au camp de jour, pouvoir se lever plus tard le matin fut très agréable. Nous avons retrouvé, le temps de quelques jours, la vie que nous avions avant d’être parents.
Mais là, j’ai hâte à la fin de semaine. Nous partons cinq jours en famille sur le voilier. Maintenant que je suis ressourcée, j’ai hâte de passer du temps en famille, juste nous trois ensemble.
mercredi 30 juin 2010
suite du camp de jour et camping avec papi et mamie
Ouf! Je pousse un soupir de soulagement. Hier, lorsque je suis allée chercher petite grenouille au camp de jour, il s’est écrier : « Maman, c’était ben trop l’fun! J’ai tout aimé de ma journée! C’était tellement trop l’fun que j’avais de la difficulté à ne pas trop m’exciter. » Que de soulagement. Il a passé sa soirée à nous raconter sa journée, à nous parler de ses nouveaux amis et de sa monitrice, Smarties. Il semble, donc, que l’anxiété de Lundi ait été causée par la nouveauté. J’étais si heureuse de voir son petit visage si illuminé. Il est si mignon!
Aujourd’hui, petite grenouille partait avec papi et mamie grenouille pour cinq jours de camping. Je trouve cela important pour un enfant d’avoir des moments privilégiés avec ses grands-parents. Mes parents amènent petite grenouille en camping chaque été. Ils en garderont éternellement de beaux souvenirs, j’en suis certaine. J’aimerais tellement être un petit oiseau pour les observer. Je trouve toujours cela touchant de voir mes parents avec mon fils. Je les imagine autour d’un feu de camp, à faire griller des guimauves, riants à gorges déployées.
Çà va aussi nous faire du bien, à papa grenouille et moi, ce petit répit. Malheureusement, je travaille ces cinq jours. Donc, nous ne pouvons pas aller en escapade d’amoureux. Mais, nous allons en profiter pour voir des amis, se faire des soirées entres adultes et peut-être aller au cinéma.
Je sais, par contre, que je vais m’ennuyer de ma petite grenouille. J’ai déjà hâte de le revoir et de l’écouter me raconter son petit voyage.
Aujourd’hui, petite grenouille partait avec papi et mamie grenouille pour cinq jours de camping. Je trouve cela important pour un enfant d’avoir des moments privilégiés avec ses grands-parents. Mes parents amènent petite grenouille en camping chaque été. Ils en garderont éternellement de beaux souvenirs, j’en suis certaine. J’aimerais tellement être un petit oiseau pour les observer. Je trouve toujours cela touchant de voir mes parents avec mon fils. Je les imagine autour d’un feu de camp, à faire griller des guimauves, riants à gorges déployées.
Çà va aussi nous faire du bien, à papa grenouille et moi, ce petit répit. Malheureusement, je travaille ces cinq jours. Donc, nous ne pouvons pas aller en escapade d’amoureux. Mais, nous allons en profiter pour voir des amis, se faire des soirées entres adultes et peut-être aller au cinéma.
Je sais, par contre, que je vais m’ennuyer de ma petite grenouille. J’ai déjà hâte de le revoir et de l’écouter me raconter son petit voyage.
lundi 28 juin 2010
Le camp de jour
Ce matin, petite grenouille débutait le camp de jour. Nous étions tous très enthousiastes. Il s’agit d’un camp privé qui se déroule dans un complexe sportif. Par conséquent, le sport y est à l’honneur. Les enfants sont initiés à différents sports durant tout l’été, escalade, golf, tennis, soccer etc. Petite grenouille est inscrit dans un programme ayant la natation comme point central. Il fera 90 minutes de piscine tous les jours.
Je suis super contente qu’ils aient accepté d’intégrer ma petite grenouille. Je crois qu’il est important qu’il développe ses aptitudes sociales. Comme il est intégré au régulier à l’école, je pense que cela aurait été un peu absurde de l’envoyer dans un camp spécialisé cet été. Petite grenouille est un autiste que l’on qualifie de haut-niveau. Ce qui veut dire qu’il a le potentiel de bien fonctionner en société. Mais pour y parvenir, je pense que nous devons l’intégrer le plus possible aux enfants neurotypiques*. Ainsi, il pourra développer ses habilités sociales et de communication. Bien sûr, ce ne sera pas toujours facile, mais je crois que c’est le meilleur moment, pendant qu’il est petit et bien entouré, pour faire face à ces difficultés. Nous sommes présents pour l’épauler, le soutenir et l’aider à trouver ses propres mécanismes de défense. Personnellement, je ne pense pas que ce serait aidant pour lui d’évoluer que dans des milieux adaptés aux enfants autistes. Il doit progressivement s’adapter à la réalité de notre société si nous voulons qu’il devienne un adulte autonome et fonctionnel.
Tout ceci est bien beau en théorie. J’assume pleinement ce que je viens d’écrire. Ma raison et ma tête sont bien d’accord avec tout cela. Mais aujourd’hui, mon cœur de maman grenouille n’a pas pu s’empêcher de crier.
Ce matin j’étais fébrile à l’idée d’aller reconduire ma petite grenouille à sa première journée de camp. J’étais partagée entre l’excitation et l’anxiété. J’avais pleinement confiance en mon choix. J’étais certaine qu’il aimerait les activités. Mais j’étais anxieuse de voir s’il allait bien s’intégrer, comment il allait réagir en grand groupe. Au camp de jour, il n’aura pas d’accompagnement comme à l’école, il sera comme tous les autres enfants.
Papa grenouille et moi allons donc reconduire notre petite grenouille au camp de jour. À son arrivée, il trouve bien comique de découvrir le nom des moniteurs, Smarties, Zipper, Agrumes etc. Nous plaçons son sac dans l’étagère qui lui est assignée et le laissons partir vers le groupe d’enfants présents. Il est gêné, reste en retrait. Un moniteur le prends par les épaules, lui explique le fonctionnement du service de garde et l’amène vers un groupe d’enfant. Je suis rassurée.
Cet après-midi, je retourne le chercher. J’ai hâte de savoir comment la journée s’est déroulée. J’entre dans le local du service de garde. Je cherche ma petite grenouille du regard. Je le vois. Il marche sans but précis, tourne en rond autour des enfants. Il ne semble pas jouer avec les autres. Je l’appelle. Il court vers moi. Son chandail est tout mâchouillé. Il y a un cerne de salive jusqu’au nombril. Mon cœur fait trois tours. Je dois me contenir pour ne pas paniquer. Je vais voir le moniteur à l’entrée du service de garde. Je lui demande s’il est possible de parler avec la monitrice qui a passé la journée avec ma petite grenouille. Zut! Elle est en réunion. Il me rassure en me disant qu’elle ne lui a rien mentionné de particulier concernant mon fils. Il prend en note le nom de petite grenouille et avisera Smarties que je veux lui parler demain. Il remarque, lui aussi, le cerne de salive sur le chandail de petite grenouille et fait le lien très vite entre cela et de l’anxiété possible. Je me suis sentie comprise et non jugée. Dans son regard, j’ai ressentie qu’il comprenait pourquoi j’étais inquiète. Je suis rassurée de voir que les moniteurs semblent compréhensifs et avoir à cœur que cela se passe bien pour ma petite grenouille.
Lorsque je demande à petite grenouille de me dire comment s’est déroulée sa journée, il demeure très vague. Il est incapable de me détailler sa journée. Il me dit que Smarties est très gentille mais que les enfants sont « moyens ». Lorsque je lui demande s’il veut y retourner demain. Il me répond : « Si je dis non, est-ce que je vais vraiment ne pas y retourner? Où je vais aller quand tu travailles?» Il est vraiment trop brillant ce petit garçon.
Donc, ce soir, je suis submergée par des émotions contradictoires. Mon cœur et ma tête se chamaillent, comme trop souvent. Demain, petite grenouille retournera au camp de jour. J’aurai une discussion avec sa monitrice. J’espère qu’avec les jours, il s’habituera à ce nouvel environnement et que son anxiété en sera diminuée.
*neurotypique: non-autiste
Je suis super contente qu’ils aient accepté d’intégrer ma petite grenouille. Je crois qu’il est important qu’il développe ses aptitudes sociales. Comme il est intégré au régulier à l’école, je pense que cela aurait été un peu absurde de l’envoyer dans un camp spécialisé cet été. Petite grenouille est un autiste que l’on qualifie de haut-niveau. Ce qui veut dire qu’il a le potentiel de bien fonctionner en société. Mais pour y parvenir, je pense que nous devons l’intégrer le plus possible aux enfants neurotypiques*. Ainsi, il pourra développer ses habilités sociales et de communication. Bien sûr, ce ne sera pas toujours facile, mais je crois que c’est le meilleur moment, pendant qu’il est petit et bien entouré, pour faire face à ces difficultés. Nous sommes présents pour l’épauler, le soutenir et l’aider à trouver ses propres mécanismes de défense. Personnellement, je ne pense pas que ce serait aidant pour lui d’évoluer que dans des milieux adaptés aux enfants autistes. Il doit progressivement s’adapter à la réalité de notre société si nous voulons qu’il devienne un adulte autonome et fonctionnel.
Tout ceci est bien beau en théorie. J’assume pleinement ce que je viens d’écrire. Ma raison et ma tête sont bien d’accord avec tout cela. Mais aujourd’hui, mon cœur de maman grenouille n’a pas pu s’empêcher de crier.
Ce matin j’étais fébrile à l’idée d’aller reconduire ma petite grenouille à sa première journée de camp. J’étais partagée entre l’excitation et l’anxiété. J’avais pleinement confiance en mon choix. J’étais certaine qu’il aimerait les activités. Mais j’étais anxieuse de voir s’il allait bien s’intégrer, comment il allait réagir en grand groupe. Au camp de jour, il n’aura pas d’accompagnement comme à l’école, il sera comme tous les autres enfants.
Papa grenouille et moi allons donc reconduire notre petite grenouille au camp de jour. À son arrivée, il trouve bien comique de découvrir le nom des moniteurs, Smarties, Zipper, Agrumes etc. Nous plaçons son sac dans l’étagère qui lui est assignée et le laissons partir vers le groupe d’enfants présents. Il est gêné, reste en retrait. Un moniteur le prends par les épaules, lui explique le fonctionnement du service de garde et l’amène vers un groupe d’enfant. Je suis rassurée.
Cet après-midi, je retourne le chercher. J’ai hâte de savoir comment la journée s’est déroulée. J’entre dans le local du service de garde. Je cherche ma petite grenouille du regard. Je le vois. Il marche sans but précis, tourne en rond autour des enfants. Il ne semble pas jouer avec les autres. Je l’appelle. Il court vers moi. Son chandail est tout mâchouillé. Il y a un cerne de salive jusqu’au nombril. Mon cœur fait trois tours. Je dois me contenir pour ne pas paniquer. Je vais voir le moniteur à l’entrée du service de garde. Je lui demande s’il est possible de parler avec la monitrice qui a passé la journée avec ma petite grenouille. Zut! Elle est en réunion. Il me rassure en me disant qu’elle ne lui a rien mentionné de particulier concernant mon fils. Il prend en note le nom de petite grenouille et avisera Smarties que je veux lui parler demain. Il remarque, lui aussi, le cerne de salive sur le chandail de petite grenouille et fait le lien très vite entre cela et de l’anxiété possible. Je me suis sentie comprise et non jugée. Dans son regard, j’ai ressentie qu’il comprenait pourquoi j’étais inquiète. Je suis rassurée de voir que les moniteurs semblent compréhensifs et avoir à cœur que cela se passe bien pour ma petite grenouille.
Lorsque je demande à petite grenouille de me dire comment s’est déroulée sa journée, il demeure très vague. Il est incapable de me détailler sa journée. Il me dit que Smarties est très gentille mais que les enfants sont « moyens ». Lorsque je lui demande s’il veut y retourner demain. Il me répond : « Si je dis non, est-ce que je vais vraiment ne pas y retourner? Où je vais aller quand tu travailles?» Il est vraiment trop brillant ce petit garçon.
Donc, ce soir, je suis submergée par des émotions contradictoires. Mon cœur et ma tête se chamaillent, comme trop souvent. Demain, petite grenouille retournera au camp de jour. J’aurai une discussion avec sa monitrice. J’espère qu’avec les jours, il s’habituera à ce nouvel environnement et que son anxiété en sera diminuée.
*neurotypique: non-autiste
mardi 22 juin 2010
Bravo petite grenouille!
Demain est la dernière journée de maternelle pour ma petite grenouille! Je suis tellement fière de lui! Il a passé une très belle année scolaire.
La maternelle représente une grande étape dans la vie d’un enfant. Lorsque cet enfant est différent et intégré dans une classe régulière, le défi en est multiplié. Papa grenouille et moi étions plutôt anxieux face à cette intégration. Je dois avouer que j’étais même un peu apeurée.
Comment réagirait-il à un grand groupe? Comment les autres enfants le percevraient et l’accepteraient? Serait-il capable de suivre le programme académique régulier? Ce qui m’inquiétait le plus étaient les récréations et la période du dîner. Ces périodes représentent un véritable défi pour ma petite grenouille tant au niveau sensoriel que social.
Heureusement, petite grenouille a eu une enseignante merveilleuse. Jamais je n’ai ressentie que petite grenouille représentait une surcharge de travail pour elle. Déjà, elle appliquait dans sa classe des méthodes qui collaient bien à petite grenouille.
Par exemple, elle fait tous les matins, un horaire visuel de la journée. Elle utilise un appareil avertisseur de bruit. Il s’agit d’un feu de circulation qui s’allume au vert, jaune ou rouge et émet un son selon le degré de bruit dans la classe. Ainsi, elle réussit à maintenir un niveau sonore acceptable dans sa classe.
Petite grenouille a aussi eu une TES (technicienne en éducation spécialisée) qui l’accompagnait à l’école 20 heures/semaine. Elle a mis en place des stratégies et adaptation facilitant son intégration. Par exemple, la place qui lui était assignée était sur une table dans un coin de la classe, ainsi petite grenouille avait moins de voisins à gérer. Même chose pour l’heure du dîner, il mangeait à un bout de table.
Parfois, j’ai dû donner mes idées et mes commentaires, mais ils ont toujours été bien reçus et appliqués. Petite grenouille oubliait toujours des choses dans son casier ou oubliait de les ranger. On lui a mis, suite à mes suggestions, un aide mémoire sous forme de pictogrammes dans sa porte de casier afin qu’il n’oublie pas ses choses. Les transitions étaient problématiques et généraient beaucoup de stress pour petite grenouille. Il mâchouillait son manteau ou son collet afin d’évacuer
son anxiété. À la maison, nous utilisons la gomme dans ces moments, mais à l’école elle est interdite. Donc, l’utilisation de bonbons mous, à mâcher a été appliqué. Ainsi, il pouvait mâchouiller à son aise et rendu dans la cours d’école, le bonbon était fondu. Ni vu, ni connu.
Bien sûr tout n’a pas été rose. Je me suis aperçue que je ne peux jamais baisser ma garde. Je me dois de toujours garder les yeux ouverts et poser des questions. Malgré le fait que petite grenouille ait eu une enseignante et une accompagnatrice dévouées, j’ai réalisé en cours d’année, qu’elles minimisaient beaucoup ses difficultés. J’ai dû faire quelques mises au point en cours de route.
Globalement, l’intégration de petite grenouille en maternelle a été une réussite. Il a travaillé fort toute l’année. Parfois, nous avons subit les contrecoups à la maison, petite grenouille se « contenant » beaucoup à l’école, il explosait à la maison. Malgré que ce ne soit pas toujours facile à gérer pour nous, la maison représente tout de même le meilleur endroit pour évacuer le stress.
Bravo petite grenouille d’avoir passé au travers cette grande étape que représente la maternelle avec brio!
La maternelle représente une grande étape dans la vie d’un enfant. Lorsque cet enfant est différent et intégré dans une classe régulière, le défi en est multiplié. Papa grenouille et moi étions plutôt anxieux face à cette intégration. Je dois avouer que j’étais même un peu apeurée.
Comment réagirait-il à un grand groupe? Comment les autres enfants le percevraient et l’accepteraient? Serait-il capable de suivre le programme académique régulier? Ce qui m’inquiétait le plus étaient les récréations et la période du dîner. Ces périodes représentent un véritable défi pour ma petite grenouille tant au niveau sensoriel que social.
Heureusement, petite grenouille a eu une enseignante merveilleuse. Jamais je n’ai ressentie que petite grenouille représentait une surcharge de travail pour elle. Déjà, elle appliquait dans sa classe des méthodes qui collaient bien à petite grenouille.
Par exemple, elle fait tous les matins, un horaire visuel de la journée. Elle utilise un appareil avertisseur de bruit. Il s’agit d’un feu de circulation qui s’allume au vert, jaune ou rouge et émet un son selon le degré de bruit dans la classe. Ainsi, elle réussit à maintenir un niveau sonore acceptable dans sa classe. Petite grenouille a aussi eu une TES (technicienne en éducation spécialisée) qui l’accompagnait à l’école 20 heures/semaine. Elle a mis en place des stratégies et adaptation facilitant son intégration. Par exemple, la place qui lui était assignée était sur une table dans un coin de la classe, ainsi petite grenouille avait moins de voisins à gérer. Même chose pour l’heure du dîner, il mangeait à un bout de table.
Parfois, j’ai dû donner mes idées et mes commentaires, mais ils ont toujours été bien reçus et appliqués. Petite grenouille oubliait toujours des choses dans son casier ou oubliait de les ranger. On lui a mis, suite à mes suggestions, un aide mémoire sous forme de pictogrammes dans sa porte de casier afin qu’il n’oublie pas ses choses. Les transitions étaient problématiques et généraient beaucoup de stress pour petite grenouille. Il mâchouillait son manteau ou son collet afin d’évacuer
son anxiété. À la maison, nous utilisons la gomme dans ces moments, mais à l’école elle est interdite. Donc, l’utilisation de bonbons mous, à mâcher a été appliqué. Ainsi, il pouvait mâchouiller à son aise et rendu dans la cours d’école, le bonbon était fondu. Ni vu, ni connu.Bien sûr tout n’a pas été rose. Je me suis aperçue que je ne peux jamais baisser ma garde. Je me dois de toujours garder les yeux ouverts et poser des questions. Malgré le fait que petite grenouille ait eu une enseignante et une accompagnatrice dévouées, j’ai réalisé en cours d’année, qu’elles minimisaient beaucoup ses difficultés. J’ai dû faire quelques mises au point en cours de route.
Globalement, l’intégration de petite grenouille en maternelle a été une réussite. Il a travaillé fort toute l’année. Parfois, nous avons subit les contrecoups à la maison, petite grenouille se « contenant » beaucoup à l’école, il explosait à la maison. Malgré que ce ne soit pas toujours facile à gérer pour nous, la maison représente tout de même le meilleur endroit pour évacuer le stress.
Bravo petite grenouille d’avoir passé au travers cette grande étape que représente la maternelle avec brio!
Inscription à :
Articles (Atom)